Narcissisme doublé d’exhibitionnisme.

La génération hyper connectée cultive le culte de la personnalité à l’extrême sur les réseaux sociaux et en ce sens, le selfie incarne cet égo totalement décomplexé qui atteint des proportions démesurées… Le selfie permet de contrôler l’image que l’on souhaite donner de soi-même. On réalise généralement une image flatteuse de soi-même, on s’embellit au détriment de la réalité pour respecter des codes de beauté de plus en plus exigeants. On la poste pour se mettre en avant, pour se promouvoir auprès d’un public en majorité virtuel, en espérant décrocher la reconnaissance d’autrui.
Cette forme de narcissisme doublée d’un exhibitionnisme parfois malsain frise le ridicule !
Le genre humain perd les pédales dans ce nouveau monde numérique. Jadis, on photographiait les autres, aujourd’hui on se met soi-même en scène, on ne se veut qu’en premier plan. Les plus beaux paysages de la planète sont sacrifiés au détriment d’un faciès bien souvent disgracieux que l’on voit tous les matins devant sa glace et retouché systématiquement par la fonction flou optimisé d’un misérable logiciel effaçant rides et boutons.

On constate des comportements totalement ubuesques de la part des autoportraitistes et des réactions souvent pathétiques de leur public.

Lorsque les selfies sont publiés sur les réseaux sociaux, les commentaires pathétiques des « amis » valent aussi leur pesant de médiocrité : « …Ouais, trop cool… Lol… Mdr… Trop belle… Super canon… T’es super mimi… Beau gosse… Putain, comment tu fais pour rester aussi jeune… Trop mignons les p’tits loups… » (Même si les selfisés ont des gueules à ne sortir que la nuit ou par temps de brouillard).  Le cocktail de démagogie et mensonge est pathétique…

Il était inévitable que le culte de la beauté, de la minceur ou de la jeunesse provoque des dommages collatéraux (excès, addictions, troubles psychologiques, suicides), pourtant les limites de l’exhibition sur la toile sont sans cesse repoussées. Alors quelquefois l’opinion public réagit. Excédés par tant de niaiseries, ou au nom de la protection des enfants, certains refusent ces nouveaux diktats et quittent les réseaux sociaux pour définitivement se libérer de cette tyrannie des apparences.

« Un réseau social est un tissu de solitudes reliées »  Alain Damassio

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