le syndrome de caliméro

Le « syndrome de Calimero » n’est pas un terme clinique mais décrit bien ces personnalités un peu « abandonniques » qui ne fonctionnent que sur le manque. Il s’agit d’attirer la pitié d’autrui et de le faire agir à sa place.

Certaines personnes se plaignent tout le temps, râlent pour un oui ou un non, se sentent victimes d’injustices : Un comportement désagréable pour l’entourage et qui joue souvent des tours à nos plaintifs.

D’où vient ce besoin de se plaindre ? Comment sortir de cette mauvaise humeur latente ?

Se plaindre tout le temps : une tendance très moderne :Le syndrome de Calimero :

« De toute façon, je n’ai jamais de chance », « Comme d’habitude, ils sont sortis sans moi », « J’ai encore mal au genou et je vois bien que ça ne va pas aller …

Le psychanalyste, Saverio Tomasella, vient de publier un livre sur le sujet (Le syndrome de Calimero, chez Albin Michel). « Dans mon cabinet, dans la rue ou bien encore dans les médias, j’ai l’impression que l’on se plaint plus qu’avant.

Lorsque l’on se plaint ponctuellement d’une injustice, d’une douleur ou d’un événement qui nous a déplu, les effets sont bénéfiques. Et il faut bien le reconnaître, cela nous arrive à tous.
Le problème, c’est lorsque ces plaintes se font lancinantes, sont si répétitives qu’elles en deviennent une « manière d’être ».

Selon le Dr en psychologie, la tendance à se plaindre, toucherait aussi bien les hommes que les femmes, et pourrait venir de divers facteurs. « Il peut s’agir de prédispositions familiales. On a entendu ses parents se plaindre énormément suite à un événement qui a affecté durablement la famille : un héritage difficile, une catastrophe naturelle, un chômage persistant…

 On reproduit ce qu’on a entendu plus jeune.

Cela peut être aussi pour attirer l’attention sur soi. Ou bien encore une manière de cacher un mal-être plus profond. Les plaintifs dissimulent ainsi des problèmes conjugaux, d’argent, de santé, de sexualité… en parlant d’autre chose.

Comment agir face à un plaintif ?

Règle numéro un :

Ne pas plaindre la personne, ne pas l enfoncer encore d avantage.

PLAINDRE C EST INFANTILISER .

Au contraire il faut montrer une attitude responsable et forte pour rassurer.

Règle numéro 2:

Ne surtout pas s’affoler devant le problème à résoudre, tel qu’il est exposé par la victime, car celle-ci a tendance à dramatiser. Souvent rien n’est hiérarchisé, tout est ressenti comme grave. Les points positifs sont gommés au profit de ce qui paraît insoluble.

Règle numéro 3:

Examiner ensemble les enchaînements de difficultés pour voir à quel moment et sous quelle forme il est possible d’agir. Le Calimero, souffrant d’une mauvaise image de soi, ne s’imagine pas en train d’agir. Il se sent soumis aux autres et ne se donne pas le droit d’affirmer ses désirs propres.



Règle numéro 4 :

RESPONSABILISER 

La fierté de soi-même s’apprend. Renverser une tendance depuis trop longtemps installée exige de vivre de nouvelles expériences positives qui se répètent. C’est d’abord le regard des autres qui affermit la confiance en soi. Le respect et l’admiration se méritent mais le jeu en vaut la chandelle.