Comment prendre du temps pour soi

Connectés et hyper-sollicités, nous ne prenons plus le temps de nous écouter. Ce retour à soi est pourtant indispensable pour conserver son équilibre. 
Malheureusement, nous sommes la plupart du temps coupés de cette source inspirante: affairés, connectés, hyper-sollicités, nous ne prenons pas assez souvent en compte ces propositions de prendre soin de nous, de veiller à notre équilibre. La plupart des maux psychiques contemporains ont d’ailleurs à voir avec cette difficulté à se protéger: burn-out, charge mentale, harcèlement…Ecoutons notre voix interieure qui nous susurre:  «arrête un peu de travailler assis, et va marcher une heure». Ou la même, à un autre moment, qui vous prévient: «si tu ne prépares pas tes affaires, tu vas être en retard». C’est l’instinct qui vous dit: «ne revois pas cette personne, tes premières impressions ne sont pas bonnes» ou qui vous aide à trouver les mots pour soutenir un ami. Tout un flot continu d’impressions, sensations, pensées, qui constitue l’essence de notre personnalité.
À chacun donc d’oser écouter son envie profonde, en accord avec le moment où il en est dans son existence. Cette singularité est d’ailleurs ce qui peut se faire entendre quand la personne accepte de revenir à elle-même. Helen Monnet, coach, formatrice et relaxologue, estime qu’il ne s’agit alors pas de laisser s’exprimer «son petit ego». «Malheureusement nous n’écoutons celui-ci que quand il s’impose de manière autoritaire, fais ceci, sois cela!, explique-t-elle. Mais, en réalité, prendre le temps de s’écouter revient à devenir conscient de sa valeur ajoutée, et a à voir avec de la bienveillance envers soi-même.»
Pour elle, qui vient de publier  » Bienheureuse Solitude  » (Larousse), savoir se mettre en retrait et passer du temps seul avec soi-même est particulièrement important pour laisser émerger ses potentiels personnels. Il s’agit pour ainsi dire de se «re-parenter». On lui rétorquera que le goût de la solitude n’est pas donné à tout le monde, voire que certains y sont allergiques. «C’est vrai, nous ne sommes pas tous égaux devant cet exercice, reconnaît la coach. D’ailleurs les introvertis s’y ressourcent, tandis que les extravertis s’y étiolent. Mais, de manière générale, la capacité à être seul a toujours à voir avec l’estime de soi. Car, lorsqu’on se penche vers son intériorité, l’autojugement et les ressassements peuvent se manifester bruyamment. Impossible de les dénier.»Ce rapport de soi à soi s’avère donc précieux pour savoir où l’on en est et avoir l’intuition de ce qui est à transformer.

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